Les douglas, essence résineuse prisée pour sa robustesse, font face à une mortalité croissante due aux scolytes, ces petits coléoptères xylophages qui attaquent les arbres affaiblis.
Les scolytes sont des insectes foreurs (2-7 mm) qui creusent des galeries sous l'écorce, dans le cambium, interrompant la circulation de la sève et provoquant la mort rapide de l'arbre en quelques semaines.
Sur douglas, les espèces les plus courantes sont le micrographe (Pityophthorus pityographus), le chalcographe (Pityogenes chalcographus) ou des scolytes opportunistes comme le typographe d'épicéa (Ips typographus).
Ils ne sont pas spécifiques au douglas mais profitent des arbres stressés par la sécheresse ou la proximité de peuplements d'épicéas touchés.
Changement climatique : Sécheresses répétées (depuis 2018) affaiblissent les arbres, réduisant leur résine défensive.
Facteurs aggravants : Nécroses cambiales, pathogènes fongiques et concurrence en peuplements denses ou basse altitude.
Contrairement à l'épicéa (crise massive), les attaques sur douglas restent localisées mais en augmentation (650 000 ha de forêts en dépérissement en France).
Arbres jaunissants puis brunissant, aiguilles tombant ; mortalité disséminée jusqu'à 50% dans certaines parcelles.
Bois scolyté déclassé, pertes économiques pour les propriétaires ; modification paysagère avec dépérissement visible.
Galeries en étoile ou chambre nuptiale dans l'aubier sont caractéristiques.
Surveillance : Cartographies satellite et piégeage (suivi par l'ONF et Santé des Forêts).
Gestion forestière : Éclaircies pour aérer les peuplements, diversité d'essences, coupe des arbres affaiblis pour limiter la propagation.
Plan national (lancé en 2024) : Mobilisation pour scolytes et bois de crise, avec coupes sanitaires préventives.
Le douglas reste résistant ; une gestion proactive limite les risques.